Français À la une Énergies renouvelables

Shell veut devenir le leader mondial de l’électricité

Le groupe pétrolier anglo-néerlandais se donne dix ans pour devenir le premier fournisseur d’électricité au monde. Il compte notamment sur sa diversification accélérée dans les énergies propres.

Shell ne cache plus ses ambitions dans l’électricité. Après avoir annoncé à plusieurs reprises qu’il comptait se diversifier au-delà du pétrole et du gaz, le groupe anglo-néerlandais veut désormais devenir « numéro 1 mondial » dans le secteur.

« Les quantités d’énergies propres que nous comptons vendre feront de nous la plus grosse société électrique de la planète », a déclaré ce mercredi au « Financial Times » Maarten Wetselaar, responsable du pôle gaz et énergies renouvelables du groupe basé à La Haye.

1 à 2 milliards par an

Le groupe pétrolier s’est laissé une dizaine d’années, soit à l’horizon 2030, pour y parvenir, indique Maarten Wetselaar, qui rappelle que la société a déjà mis le cap sur les énergies décarbonées depuis plusieurs années. Shell s’est engagé à baisser de moitié son empreinte carbone d’ici 2050, et de 20 % d’ici 2035.

Si Maarten Wetselaar reconnaît que l’objectif est ambitieux, le groupe a « les moyens de réussir ». D’une part, parce que Shell a déjà commencé à investir dans le secteur : fin 2018, la société a annoncé des investissements compris entre un et deux milliards de dollars chaque année dans les énergies renouvelables.

D’autre part, parce que les groupes historiques du secteur ne sont pas préparés à la future vague. « Beaucoup d’entre eux sont désavantagés car ils ont hérité d’un business model (nucléaire, charbon) qui n’est pas souple, et ils ont une approche très centralisée », explique Maarten Wetselaar.

Question de rentabilité

« Nous pensons que le secteur sera beaucoup plus décentralisé : les gens auront une batterie en sous-sol, des panneaux solaires sur leur toit et ils voudront que nous les aidions à optimiser tout ça », ajoute-t-il, même si la question de la rentabilité devra se poser.

Car cette transformation de Shell ne sera viable que si la société arrive à être rentable sur ce créneau, avec un retour sur investissement compris entre 8 % et 12 %, selon Maarten Wetselaar. La force de frappe et la notoriété du géant de l’énergie pourraient toutefois être de sérieux atouts. « Avec notre marque, notre présence au niveau mondial, on devrait y arriver ».

Shell n’est pas la seule société dans le secteur à lorgner le marché de l’électricité. D’autres pétroliers comme Total et Repsol ont également fait des énergies renouvelables une priorité. Le groupe français a notamment renforcé  son parc de centrales électriques.

« Le secteur de l’électricité est passé d’un système prévisible à quelque chose de beaucoup plus complexe, […] avec plein d’opportunités », explique Maarten Wetselaar. Les électriciens peuvent s’inquiéter.

Source Les echos.fr

Related posts

Assurance : hausse de 4,4% du chiffre d’affaires de la SAA en 2018

Meissa Cheikh

Pétrole : les efforts conjoints des pays à l’origine de la stabilisation des marchés

Meissa Cheikh

The World’s Last Coal Plant Will Be Constructed Soon

Meissa Cheikh

Leave a Comment

This website uses cookies to improve your experience. We'll assume you're ok with this, but you can opt-out if you wish. Accept Read More